Sur Facebook, le 31 Décembre dernier, une vedette m'a écrit un message personnel.
Un mot que je lui avais envoyé il y a belle lurette l'avait touchée et, réalisant qu'en cette fin d'année elle n'y avait jamais donné suite, elle le fit le 31 Décembre dernier. Il me semble que les vedettes ont autre chose à faire, surtout en fin d'année, comme ça. Elle, elle l'a fait. Des paroles remplies de gentillesse et de sensibilité, dans un message qui m'a touchée, à mon tour. Un retour d'ascenseur en mode fast-forward.
Je n'avais pas d'attentes, et avais simplement envoyé un mot parce que ses propos, lors d'une émission où elle fut invitée, m'ont vraiment touché en plein coeur, mais sans plus. Pas de 'écris-moi si t'as le temps', ou même d'allusions subtiles du genre 'je te sais probablement trop occupée pour me répondre'. Rien, juste un merci à la fin pour ses propos tenus, c'est tout.
Reste que je n'en revenais tout simplement pas.
J'avoue, depuis quelques années, je trouve toujours les fins d'années pénibles. D'abord, parce que je n'ai personne avec qui 'changer d'année', comme par exemple un tchum amoureux qui me frencherait ça d'aplomb, ou encore avec des amis, ou des membres de ma famille, qui sait. Mais tout le monde, le monde entier a autre chose à faire que d'inviter Claire à défoncer la Nouvelle Année.
Mes soeurs ont leurs vies, leurs familles respectives, avec leurs horaires bien remplis. Mes parents se couchent tôt (ils sont sages, eux!), et ne regardent pas le bye bye. Mes neveux et nièces ont leurs vies bien chargées aussi. Mes oncles et tantes ont leurs familles, aussi. Mes cousins et cousines aussi. Mes amis sont soit 'matchés', ou ont une famille à eux et en ont plein les bras.
Je visite la mienne, pendant les Fêtes. Je loge chez mes parents pendant mes courts séjours. (Et même si je restais chez-moi, je serais seule quand même de profession, pour celles et ceux qui pourraient être tentés de rétorquer que je n'avais qu'à rester à Montréal. De plus, nous avons une grosse réunion de famille le 1er au matin, et comme je n'ai pas de voiture, j'arrive la veille.)
Mais chaque année, je me dis toujours que je ne veux plus passer la veille du jour de l'an seule, en pyjamas devant la télé de mes parents à minuit. C'est terrible, en tous cas ce l'est pour moi, ça me brise le coeur en centaines de milliers de miettes. Je n'ai pas le courage d'aller affronter la fin de l'année dans un bar. Oui, je pourrais rencontrer des gens fort sympathiques, et|ou je pourrais aussi m'y retrouver encore plus tu-seule.
Mais chaque fois, je me dis que je ne veux plus rire toute seule des bonnes blagues d'Infoman, du Bye Bye. Que je ne veux plus être seule à me souhaiter une bonne année, à penser à tout le monde que j'aime, et pleurer jusqu'à épuisement pour ensuite aller me coucher. Quand minuit arrive, c'est terrible, comme la solitude est magnifiée, comme elle prend toute, toute la place.
Parce que, la solitude, le reste de l'année, ça va toujours dans le quotidien, mais certaines périodes de l'année sont plus difficiles que d'autres, j'avoue. Le temps des Fêtes, la Saint-Valentin, ma fête... plus difficile à avaler, le motton. Par exemple, quand c'est ta fête et que tu n'as personne avec qui partager ta vie, faut que tu mettes une invitation toi-même sur facebook, si tu veux voir du monde. C'est pour dire. C'Est le lot des célibataires.
Avez-vous remarqué à quel point tout, en société, est fait et conçu pour les couples, et la famille? Eh oui. Un exemple, les restos: Vous arrivez seul(e), oh que vous allez vous faire regarder.
Pas surprenant d'entendre que le taux de suicide grimpe un peu pendant les Fêtes. Je le répète. C'est terrible, quand on est seul(e)s. Certains d'entre vous pourriez me dire, 'Mais Claire, voyons, arrête de te plaindre, tes parents sont encore en vie, t'es pas toute seule! Pis t'as tes soeurs, aussi! AYE, réveille!!' Si vous avez eu cette réaction, je vous invite poliment à retourner en arrière et relire depuis le début.
- En plus, pour gagner ma croûte, à travers le reste artistique, je fais des sondages. Parfois, je vous dis, mon coeur devient tellement gros... Il ont des familles, des maisons, des enfants qu'on entend rire en fond sonore. Ils ont des conjoints, des blondes, certains ont rénové leurs maisons pour y accueillir les grands-parents, et n'ont même pas 35 ans. Coudonc, j'ai-tu passé à côté de ma vie? -
Le 31 Décembre dernier, même si j'étais physiquement seule, je ne l'étais pas, intérieurement.
Chère Véro, pour ton gentil message, et tes bons voeux que tu as été la première à offrir, merci beaucoup. J'ai regardé le Bye bye et me disais, quand même, ce qu'elle est chouette, cette fille. J'entends qu'elle en énerve plusieurs, parce qu'on a de la difficulté à lui trouver des failles, des travers qui pourraient ENFIN nous la faire haïr pour une raison précise. Continuez à chercher, sans moi. Je ne dis pas que Véro est parfaite, je dis simplement que j'ai eu l'occasion de constater sa gentillesse, et sa générosité, d'une façon plus personnelle. Je dois dire aussi, pour avoir travaillé sur 3 fois rien, que Louis Morrissette est tout aussi empreint de gentillesse et de générosité.
Désolée pour ceux qui n'y croient pas. C'est comme ça. Ces deux-là, c'est de l'or en barre.
Un petit message, quelques mots qui font toute une différence, et la solitude devient vivable. J'ai versé des larmes, à minuit, qund même, celà dit. Mais dans le lot, certaines étaient provoquées par la gratitude de ce moment. Et oui, j'ai ri des blagues du Bye Bye, pour vrai.
Le lendemain, mes yeux étaient bouffis, encore et toujours, à la différence que je me sentais importante aux yeuxde quelqu'un, qui avait pris du temps pour m'écrire.
Incroyable, Véro, comment il ne faut jamais sous-estimer le pouvoir des mots.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire